Eau potable

Diagnostic de la production d’eau potable

Pour intervenir efficacement et durablement il faut tenir compte des pressions sur la production d’eau potable et des impacts de cette production. Trois captages d’eau potable sont présents sur le bassin versant du Né, leurs eaux proviennent majoritairement de l’aquifère du Turonien.

Captage d’eau potable de Fontchaude à Salles de Barbezieux

 

Nitrates :

Les teneurs sont raisonnables. La tendance à l’augmentation signifie un impact modéré des eaux superficielles (dont la teneur moyenne en nitrates est de 45 mg/L depuis 2000).

Matières actives :
Les teneurs sont raisonnables sauf pour l’atrazine-déséthyl. Les concentrations augmentent et la tendance des maximums pourrait atteindre 0,1µg/L dès 2012.

Quantité:
Des forages pour l’irrigation pompent directement dans le turonien.

Captage d’eau potable des Bruns à Barret

  

 Nitrates :  

Un pic en 2009 élevé. La tendance à l’augmentation signifie un impact des eaux superficielles.

Matières actives :  
Les concentrations sont élevées sauf pour les pesticides triazines. Les métabolites des triazines sont en augmentation et la tendance des maximums pourrait atteindre 0,1µg/L en 2013. Le diuron connaît des pics élevés

Quantité:  
La gestion quantitative est sensible en étiage car il est difficile de maintenir le droit d’eau tout en continuant à assurer les prélèvements pour l’AEP (Alimentation en Eau Potable).

Captage d’eau potable de Grand Font à Criteuil la Magdeleine

 

 Nitrates :

Les teneurs sont raisonnables. La tendance à l’augmentation signifie un impact des eaux superficielles.

Matières actives :
Les concentrations sont raisonnables sauf pour le pic d’isoproturon à 0,16 µg/L en 2004. Les teneurs en atrazine-déséthyl augmentent.

Quantité:
Aucune pression n’est à noter sur le captage.

 

Normes de potabilité:
< 50 mg/l de nitrates
< 0.1 µg/l de matières actives

        Les discussions sur l’état des lieux et le diagnostic ont mis en évidence que malgré les connaissances des causes des perturbations citées précédemment, il est difficile d’agir efficacement car des interrogations demeurent sur le fonctionnement hydrogéologique des captages: quelle est la proportion d’eau superficielle qui se mélange avec l’eau souterraine?

De plus, il est nécessaire d’agir sur la consommation d’eau potable pour diminuer les prélèvements gaspillés.