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Restaurer et entretenir l'espace rivière
Exemple d'action en cours : programme pluriannuel d'entretien et de valorisation du Né et des ses affluentsaffluents|||||On appelle affluent un cours d'eau qui se jette dans un autre cours d'eau, en général au débit plus important, au niveau d'un point de confluence.
L’entretien de nos rivières
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Restaurer puis entretenir régulièrement les abords et le litlit|||||Lieu où s'écoule un cours d'eau. lit majeur :Le lit majeur d'un cours d'eau est le lit maximum qu’occupe un cours d’eau dans lequel l’écoulement ne s’effectue que temporairement lors du débordement des eaux hors du lit mineur en période de très hautes eaux en particulier lors de la plus grande crue historique. lit mineur :Le lit mineur d'un cours d'eau est la partie du lit compris entre des berges franches ou bien marquées dans laquelle l’intégralité de l’écoulement s’effectue la quasi totalité du temps en dehors des périodes de très hautes eaux et de crues débordantes. des cours d’eau d’une manière raisonnée et professionnelle permet d’éviter à la collectivité d’aboutir à des interventions lourdes et coûteuses trop souvent réalisées au détriment du milieu naturel. L’absence de suivi entraîne inéluctablement la dégradation du cours d’eau, de ses berges et abouti à long terme à la destruction de son écosystème.
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Un cours d'eau trop obstrué par la végatation, des ouvrages (ponts, gués, glapets ou vannes) privés ou publics mal conçus et/ou mal gérés, peuvent entrainer des risques d'inondations pour les populations riveraines.
C’est pourquoi, le SIAH du bassin du Né a engagé une politique d’entretien visant à minimiser ce type de menace sur le Né et ses affluents. Elle ne peut pas se réaliser sans l’implication et le partenariat des propriétaires riverains, des acteurs locaux.
Les objectifs et les enjeux de ce programme de travaux
La collectivité s’est orientée vers un entretien plus en phase avec l’environnement, moins agressif pour le milieu et à terme moins coûteux pour les administrés.
Le but est de procéder à un entretien annuel du lit et des berges des cours d’eau afin de pérenniser les actions et les efforts menés ces dernières années.
De plus, le SIAH tient à conserver le patrimoine naturel en état satisfaisant et les différents usages, conformément aux prérogatives du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SDAGE) du bassin Adour Garonne et de la Directive Cadre Européenne (DCE).
Ces travaux ont fait l’objet de différentes procédures réglementaires dont des Déclarations d’Intérêt Générale (DIG).
Les syndicats de rivières ont un rôle majeur à jouer dans le domaine hydraulique et doivent montrer l’exemple dans la gestion des rivières et de leurs annexes aquatiques ( zones humides, frayères à brochets, bras secondaires...)
Les actions sur l’ensemble du réseau hydraulique permettront de:
Gérer ponctuellement des dysfonctionnements hydrauliques rencontrés :
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• entretenir la section d'écoulement des eaux (gestion de la végétation rivulaire ou ripisylveripisylve|||||formations végétales qui croissent le long des cours d’eau, peuvent être composées de 3 strates : les herbacées, les arbustes et les arbres., des embâclesembâcles|||||acculumation de débris végétaux, de branchage et de bois obstruant les cours d'eau et griffagegriffage|||||enlèvement superficiel (n’excédant pas 30cm de profondeur), manuel ou mécanique, de sédiments situés dans le lit des cours d’eau. de certains atterrissementsatterrissements|||||amas de terres, de vases, de sables, de graviers ou de galets transportés et déposés par les eaux, mobilisables à chaque crue.);
• stabiliser certaines berges (pour éviter des déperditions d'eau, des contournements d'ouvrages, des pertes de voies de communication en liaison avec la rivière et des destabilisations de bâti) par diverses techniques (plantations avec convention, génie végétalvégétal|||||génie végétal:ensemble de techniques utilisant des plantes vivantes dans leur conception dans le but de stabiliser, de protéger des berges ou des talus contre l’érosion (ex : divers essences de saules, plantes hélophytes)...) ;
• entretenir les ouvrages de répartition des eaux (pour assurer leur pérénnité, leur accès et leur gestion) ;
• limiter l'expansion des plantes envahissantes (jussie, rénouée du japon...) et des animaux nuisibles (ragondins, écrevisses américaines...).
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Restaurer les qualités environnementales des rivières :
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• préserver la qualité de l’eau (objectif prioritaire pour notre bassin)
• améliorer la gestion quantitative de l’eau (lutte contre les inondations, maintien des zones humides, alimentation des nappes, soutien des étiagesétiages|||||période de l'année où le cours d'eau atteint son niveau le plus bas, limitation des assecsassecs|||||nom masculin, état d'une rivière qui se trouve sans eau…) ;
• assurer le maintien des habitats et des espèces animales et végétales y compris les espèces d'intérêt patrimonial du site Natura 2000 ;
• diversifier les écoulements des eaux et les habitats aquatiques par des aménagements pontuels (déflecteursdéflecteurs|||||ouvrages disposés dans le lit d’un cours d’eau servant à créer des écoulements variés dans le but d’oxygéner l’eau (ex de matériaux utilisés : pierres, blocs d’enrochement, bois ou mixte)., microseuilsmicroseuils|||||ouvrages inférieurs à 30cm de hauteur disposés en travers du lit des cours d’eau dans le but de freiner l’écoulement des eaux et de créer des petites retenues (ex de matériaux utilisés :pierres, bois ou mixte). Ces ouvrages disposent d’un chenal d’écoulement en basses eaux permettant la migration piscicole., risbermesrisbermes|||||ouvrages disposés dans le lit du cours d’eau, essentiellement le long des berges dans le but de les protéger contre l’affouillement (action érosive de l’eau ayant pour conséquence l’enlèvement de matériaux situés en bas de talu de berge). Ils peuvent offrir des caches pour les poissons et favoriser un méandrage (ex matériaux utilisés : branchages liés) du cours d’eau., épisépis|||||ouvrages disposés plus ou moins perpendiculairement à une berge dans le but de limiter l’action érosive de l’eau (ex matériaux ulitisés : blocs d’enrochements, pierres, bois ou mixte)....) ;
• améliorer la continuité écologique (libre circulation des espèces aquatiques et des sédiments) par des aménagements adaptés (passes à poissons, bras de contournement, gestion des ouvrages) ;
• assurer les usages liés à l'eau ;
• participer au partage de la ressource entre les usages liés à l'eau.
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Concertation et communication sur le bassin versant du Né
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La gestion intégrée de l'eau et des milieux aquatiques du bassin versant du Né
Le besoin de concertation, de communication et d'implication de tout acteur potentiel
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Le SIAH, afin de mener à bien ses actions, s'est orienté vers une réflexion plus globale de la gestion de l'eau et des milieux aquatiques. Ce principe, appelé "gestion intégrée", repose sur une dimension géographique qu'est le bassin versantbassin versant|||||Le bassin-versant, c’est l’ensemble du territoire qui recueille l’eau pour la concentrer dans une rivière et ses affluents. Un bassin-versant a des frontières. Ce sont des frontières naturelles qu’on appelle « lignes de partage des eaux ». Elles suivent la crête des collines. Les précipitations qui tombent sur un versant de la colline se concentrent dans les ruisseaux pour finalement rejoindre la rivière. Celles qui tombent sur l’autre versant vont alimenter une rivière voisine, un bassin-versant voisin. Ces précipitations peuvent aussi s’infiltrer dans la roche et former des réservoirs ou nappes souterraines.·(ensemble des terres où ruissellent, s'infiltrent et courent toutes les eaux qui alimentent une rivière). C'est donc à cette échelle, qui prend en compte l'ensemble des écoulements, que le syndicat s'est engagé dans·l'objectif d'améliorer la gestion de l'eau. Pour se faire, la gestion intégrée propose qu'un animateur, le SIAH, soit le chef d'orchestre des actions allant en faveur de la·reconquête de la qualité de l'eau, de la·préservation des enjeux et des usages, ainsi que de la·maîtrise des impacts humains sur les milieux aquatiques. Afin de concilier au mieux ces démarches, une concertation et des communications régulières sont indispensables à l'implication de tout acteur potentiel de la gestion de l'eau. |
Les étapes de ce projet
La gestion intégrée s'échelonne sur plusieurs étapes:
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Étape 1 : Établir un diagnostic concerté et global de la gestion des eaux du bassin versant du Né
Étape 2 : Définir des objectifs partagés et des moyens de gestion des eaux et des milieux aquatiques.
Étape 3 : Mettre en oeuvre un plan d'actions de la gestion intégrée.
Étape 4 : Suivre les actions par des indicateurs d'objectifs et de moyens.
Étape 5 : Évaluer la démarche de gestion intégrée par des bilans.
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